Irresistible Daisy

Publié le par Marie Simon

“Et je peux torturer le type que je viens d’arrêter ?” La question serait grave et d’actualité si elle était posée à l’administration Bush en ce moment… Mais dans la bouche de Daisy sur TBS hier soir, l’effet était plutôt hilarant.

 

La promesse de cette jeune et jolie comédienne britannique de 31 ans, star du nouveau show Daisy does America : tester, tester et encore tester tout ce qui lui parait “américain”. Le premier épisode, hier soir, la montrait en pleine formation de bounty hunter, ou chasseur de primes.

 

Cela incluait la surveillance près du domicile de l’individu recherché, l’intrusion dans le domicile, la pose de menotte… et une leçon de savoir-vivre pour ne pas heurter la personne arrêtée. “Si tu lui craches dessus, que tu le frappes ou que tu lui parles mal, tu risques d’aller en prison”, lui a sagement conseillé son formateur. A la suite de cette formation, Daisy a essayé de se faire engager par une véritable équipe à Little Rock, Arkansas. L’accent et le look, qu’elle a bien sûr tournés en ridicule, allaient avec…

 

Le ton de la série est totalement irrévérent envers ce que Daisy teste, ou ceux qu’elle interviewe. : questions décalées, jeux de mots destinés au téléspectateurs, prétendue innocence, grimaces ou regards complices. On se demande parfois comment les interviewés peuvent garder leur sérieux. Sérieux qui, forcement, renforce le comique de situation. Ca ne vous rappelle pas un autre trublion britannique qui a son show américain ? Sacha Baren-Cohen ou Ali G ?

 

Je ne suis pas sûre que tous les Américains apprécient cet humour qui tourne en ridicule leurs travers ou certains aspects “culturels”… Les réactions sont très diverses sur ce forum de TBS. Un prochain épisode devrait par exemple présenter l’envers du décor des expositions de chiens de race, auxquelles une chaîne de télévision est entièrement dédiée. Et Daisy de demander “Who… who… who, who, who… who… let the dogs out ?” a une vieille dame, fan de son toutou, qui ne comprend pas l’allusion à la chanson.

 

Ceux qui n’aiment pas la jeune femme diront que, de toutes façons, elle est britannique et qu’il est facile de se moquer de l’extérieur… Ce serait oublier que le show est produit aux Etats-Unis. Ils pourront toujours ajouter que cet humour du Nord-Est des Etats-unis n’est pas vraiment américain. En attendant, même ma colocataire Erin, qui a une fierté patriotique assez développée, a bien ri hier soir.

 

Un peu d’autodérision, voyons ! Comme le conseil l’un des surfeurs sur le forum : “we need to learn how to laugh at ourselves, and sometimes we need to have someone else to do it for us!” Soit : « nous devons apprendre à rire de nous-mêmes, et parfois nous avons besoin que quelqu’un d’autre le fasse pour nous ! » Bien dit.


M.S.

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C
Daisy : Vu ! j'adore son accent british ;)
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