Réchauffer la maison
Dimanche soir, mes colocataires-propriétaires ont organisé une pendaison de crémaillère. Les autochtones appellent ça “housewarming” (réchauffement de la maison). Plutôt ironique dans une maison qui a des problèmes cycliques de chauffage.
Cette soirée a confirmé pour moi une vérité générale, à laquelle vous trouverez des exceptions : les Américains voient tout en grand. En effet, pour à peine 20 personnes, mes colocataires ont fait venir deux traiteurs non professionnels, des femmes qui se sont occupé de tout. Les courses, l’installation, les éléments jetables tellement pratiques (couverts, assiettes, etc…) et la décoration de la maison ! Le tout pendant que la propriétaire se maquillait tranquillement en répétant que l’organisation, c’est très très fatiguant… Hum.
Les invités sont arrivés, les bras chargés de cadeaux qui n’ont été ouverts que lorsque la moitié des convives étaient déjà partis ! La soirée a également donné lieu à une visite guidée de la maison. La question que tout le monde a posé : “pourquoi aménagez-vous déjà le grenier en chambre alors que votre chauffage ne marche qu’une fois sur deux et que vous n’avez qu’une salle de bains pour 4 voire 5 personnes ?” Excellente question, merci de l’avoir posée !
Mais revenons plutôt sur le terme “Housewarming”. Qui me permet de vous signaler la rubrique “Tour de Babel” du site Café Babel, un e-magazine européen. Chaque semaine, une nouvelle expression est décortiquée, comparée aux expressions équivalentes dans les langues européennes. Ici donc, housewarming, qui évoque un nouveau foyer chaleureux, beaucoup plus compréhensible au premier abord que notre “pendaison de crémaillère” !
Et pour ce 100ème post, comme pour tous ceux depuis la mi-novembre, j’ai froid ! Bonne journée.
M.S.