Dieu est loin d’être mort. Surtout aux Etats-Unis ! Dès mon arrivée à Washington, une discussion avec une amie journaliste américaine m’a intriguée. En voyant le nombre d’églises sur la 16ème rue, par laquelle nous sommes arrivées chez moi, je lui ai demandé combien d’églises on pouvait dénombrer dans la région. Ma question n’était pas précise, je l’avoue, ni au niveau géographique, ni sur le plan de la définition du terme « église » : église-bâtiment ou Eglise-confession, les majuscules ne passent pas à l’oral… Mais ici peu importe en réalité, vu la réponse ! « Oh, on ne les compte plus ! » Le ton est donné.
Les religions aux Etats-Unis, ce sont environ 500 000 bâtiments à vocation religieuse, 2000 confessions et 160 millions de pratiquants (plus de 60% de la population américaine). C’est donc un festival de confessions auquel on peut assister en circulant dans cette 16ème rue. Dans le reste de la ville aussi, bien sûr, mais historiquement les églises ont eu tendance à s’installer sur cette artère, juste au nord de la Maison Blanche. Baptistes, unitariennes, Iglesia de Dios, orthodoxes russes… il y en a pour tous les goûts et toutes les confessions. Un petit florilège ?



Tous les dimanches matin, j’assiste également à un étrange ballet de silhouettes, des hommes et femmes noirs enveloppés d’un voile blanc. Je pense que cela correspond à un culte spécifique aux éthiopiens, une communauté très présente dans mon quartier. Mais il faudra que je creuse cette petite histoire. Coptes ? Musulmans ? Autres ? A suivre…En tous cas, la fresque murale qui indique le lieu de culte, juste à côté de chez moi, est plutôt jolie...

Et pour ceux qui auraient encore des doutes, qu’ils prennent le bus en ville. Chaque chauffeur a son verset de la Bible favori… et l’affiche juste derrière sa cabine. Tous ne le font pas, mais je n’ai jamais vu la même citation depuis 2 semaines et je prends le bus 2 fois par jour. Think about it ! Comme pour toute citation biblique, la référence du verset est indiquée à la fin. Pratique pour tous ceux qui se baladent en ville avec une « Holy Bible » ou une « Santa Biblia » sous le bras. Inutile pour ma voisine hier, qui en était déjà à l’étape suivant, grâce à son livre « The power of o praying wife », « le pouvoir d’une épouse qui prie ». C’est son mari qui doit être content. C’est peut-être cet homme, un peu plus loin dans le bus, avec un T shirt aux couleurs d’un village de Virginie, « là où les croyants sont les bienvenus »…
M.S.