Johnny Rockets ou comment retrouver lAmerican way of life des années 50
Des affiches Coca-Cola aux couleurs un peu délavées. Un jukebox miniature posé sur la table métallique. 5 cents et il vous joue « Johnny be good ». Sur des tabourets bien alignés contre le comptoir, petits et grands engloutissent des hamburgers « traditionnels ». Un petit chapeau blanc trône sur la tête des serveurs. Dessus, écrit en rouge : « Johnny Rockets ».
Bienvenue dans les années 50 et la glorification de l’American way of life des 30 Glorieuses ! Vous avez vu le film « Pleasantville » ? C’est un peu ça, en version colorisée. Créée en 1986 à Los Angeles, la chaîne de restaurants a un but : que les clients s’échappent du monde compliqué d’aujourd’hui, le temps d’un hamburger servi avec un sourire et d’une petite chansonnette rock’n’roll. Voici le texte sans retouche que l’on peut trouver sur chaque table, entre la boîte à musique et votre assiette :
« Johnny Rockets was founded on the belief that everyone deserves a place where they can escape today's complicated world and experience the food, fun and friendliness reminiscent of feel-good
Every Johnny Rockets restaurant boasts great-tasting food from a menu of all-American favorites including juicy hamburgers, hand-dipped shakes and malts and freshly-baked apple pie. Guests also enjoy an all-American diner look and feel, servers who know the secret behind getting ketchup out of the bottle, tabletop jukeboxes that belt out tunes for a nickel and authentic décor.
Johnny Rockets is the place where every Guest can enjoy all-American favorites served with a smile!”
Honnêtement, c’est une expérience à tenter. Vous vous sentez dans une autre dimension. A un tel point que je n’ai même pas réalisé l’erreur que je venais de commettre au Consulat de France (voir le post de mes malheurs administratifs sans fin). Une autre planète, je vous dis ! Pas au point de vous faire aimer leur nourriture très peu diététique, mais le petit côté nostalgique de l’endroit le rend sympathique. Et, étonnamment, je n’y ai pas vu de touriste aujourd’hui. Que des Américains. De tous âges.
M.S.