Les musées version américaine

Publié le par Marie Simon

Un petit post à retardement. Mais je tiens à placer quelques petites remarques sur les deux musées que j’ai déjà visités à Washington DC. Le Musée de l’Histoire Américaine et le Musée de l’Espionnage International.

Un mot s’impose. Interactivité. Dans les deux cas, tout est prévu pour que le visiteur s’implique dans son parcours. A commencer par des jeux.

 

A quelques mètres du drapeau américain original, le Star-Spangled Banner avec ses 15 rayures et 15 étoiles, vous commencez à vous ennuyer. Pas de problème, un petit quizz est là, avec des panneaux à déplacer pour obtenir les réponses. Juste à côté, du tissu vous permet de sentir sous vos doigts la texture du légendaire drapeau : le blanc soyeux et froid, le bleu et rouge beaucoup plus rugueux et chauds.

 

De même, vous pourrez vous prendre pour un espion avec des tests au Musée de l’Espionnage. Tout au long du parcours, vous êtes invités à vous installer devant des écrans sensibles au toucher : reconnaissez un espion déguisé dans la foule, distinguez un sous-marin d’une baleine avec un sonar, repérez toute attitude bizarre… De plus, au début de la visite, vous devez choisir votre propre couverture. Deux heures plus tard, on vous demandera de répondre à une dizaine de questions en rapport avec celle-ci : "pourquoi êtes-vous en territoire américain, chez qui habitez-vous, avez-vous des amis ici, où êtes-vous né, quel est votre plat préféré ?" A ce petit jeu là, je suis prête à prendre la relève dans "Alias" !!!

 

"Alias"… ou "James Bond" ou "Austin Powers"… Qui font partie des expositions du Musée de l’Espionnage International. Car la télévision et le cinéma ont une place de choix dans les musées. Au point qu’on ne sait plus trop ce qui fait partie du réel ou de l’imaginaire. Assez intrigant… mais représentatif, selon moi d’une société qui donne autant d’importance à la pop culture. Les « ruby slippers » (taille 5) de Dorothée dans "Le Magicien d’Oz" occupent une cage de verre presque aussi grande que la reproduction de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, dans le Musée de l’Histoire Américaine. Et chez les espions, l’Aston Martin de James Bond compte autant que les gadgets réels.

 

Autre élément intéressant : les extraits de films et de séries sont utilisés comme de véritables documents. Dans la partie consacré aux transports du Musée de l’Histoire Américaine, sur un écran, défilaient des passages de films dans lesquels des moyens de transports avaient un véritable rôle, de la Coccinelle à la course de "La Fureur de Vivre", en passant par l’avion plutôt agressif de "La Mort aux Trousses". Une exposition temporaire du Musée de l’Espionnage International est même consacrée aux espions du petit et du grand écran.

 

En plus des jeux et des films, qui ne s’adressent pas qu’aux plus petits, force est de constater que les anecdotes remplissent l’essentiel des présentations. Prenez cette voiture qui a traversé pour la première fois les Etats-Unis d’Ouest en Est, en 1903. En route, le conducteur et son coéquipier ont acheté un chien. Bud the Dog ! Le pauvre se prenait toute la poussière de la route dans la figure alors que ses maîtres posaient des lunettes sur leur nez. Trop injuste. Aussi reçut-il de lunettes pour chien. Et bien, une fois installée dans le Musée de l’Histoire Américaine, dans la partie sur les transports, la voiture ne pouvait se passer d’une petite mise en scène. Les deux humains et le canidé y sont. Le chien, bien en évidence. Et ses lunettes, sous une plaque de verre, sont mises en valeur par le guide, qui passe facilement 10 minutes de l’heure et demie de visite à raconter l’histoire du toutou !

 

Autre petite histoire que mon guide a beaucoup aimé : les enfants du Président Roosevelt. De petits espiègles qui ont fait monté un poney dans l’ascenseur de la Maison Blanche. Rien de moins. Leur père n’était pas mal non plus. Amateur de chasse, il a pourtant refusé de tirer sur un petit ours. Du coup, tout Washington, bientôt le pays entier puis le monde entier, a baptisé « Teddy » les nounours, d’après le prénom du Président, Theodor. Quel héritage…

 

Du côté des espions, bien sûr les anecdotes sont légion également. Surtout dans l’étage entier consacré à la Guerre Froide , l’âge d’or pour l’espionnage, et donc pour Washington DC, la ville où le plus grand nombre d’espions sont actifs ! Mais aussi au sujet de la Reine Elisabeth , de Casanova ou du Cardinal Richelieu, tous trois portés sur la question. Mais je ne peux pas vous en dire plus. "Eyes only".

 

M.S.

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Drew 20/03/2008 12:36

L'espionnage est une nécessité dans une guerre, connaître des informations sur l'ennemi, c'est mieux appréhender la situation pour remporter des victoires.http://hermes001.skyrock.com